En avril 2025, avec mon compagnon Daniel, nous faisons nos valises pour découvrir l’île d’Hispaniola. Ce qui devait être un voyage exploratoire s’est transformé en révélation. Au-delà des plages, nous découvrons une République dominicaine vibrante, profonde, surprenante. Ce récit retrace les 15 jours qui ont donné naissance à Terra Dominicana.

Introduction

En avril 2025, Daniel et moi partons avec une curiosité simple : comprendre la République dominicaine par nous-mêmes.

Pas en touristes pressés.
Pas derrière les murs d’un resort.
Mais sur le terrain.

Je connaissais l’image de la destination. Plages turquoise. Hôtels tout inclus.

Mais je voulais savoir : « qu’y a-t-il derrière cette carte postale ? »

Je n’imaginais pas que ce voyage allait redéfinir ma trajectoire professionnelle.

Saint-Domingue : l’énergie qui ne s’explique pas

« On arrive… et on entend les dominos »

À Saint-Domingue, le premier souvenir n’est pas visuel. C’est sonore.

« On sort dans la rue. Et là, j’entends des dominos claquer. Fort. Sec. Régulier. »

On s’arrête. On observe. Des hommes jouent avec intensité. Autour, des jeunes, des anciens, des voisins. Ça commente, ça rit.

Je comprends très vite que la République dominicaine ne se vit pas en silence.

Puis viennent les colmados.

Musique, chaises en plastique, bières partagées jusqu’à tard dans la nuit.

« Oui, c’est bruyant. Mais c’est une joie de vivre sonore. »

Une ville consciente de son histoire

Très vite, on nous parle des Taïnos, de Rafael Trujillo, de Christophe Colomb.

Ce qui me frappe, c’est la maîtrise du récit historique.

Dans la Zone coloniale de Saint-Domingue, je ne vois pas seulement des bâtiments. Je vois une identité assumée.

Mais ce n’est pas uniquement le patrimoine qui m’a convaincue.

C’est en me baladant dans les rues, en rencontrant des Dominicains, des expatriés français, en multipliant les connexions spontanées, que j’ai compris quelque chose de plus profond.

« Ici, ça bouge. Ici, ça pense. Ici, ça crée. »

Saint-Domingue est le cœur culturel du pays. On y apprend l’histoire, on y ressent les débats, on y perçoit les dynamiques économiques et sociales. On comprend la République dominicaine dans toute sa complexité.

Après quelques jours seulement, Daniel et moi avons commencé à nous projeter.

« Si nous devions nous installer quelque part, ce serait ici. »

Et c’est ainsi que le choix de la capitale s’est imposé naturellement.

Les Tres Ojos : quand la capitale disparaît

À quelques minutes seulement de la zone coloniale de Saint-Domingue, le Parque Nacional Los Tres Ojos. Eaux limpides. Silence. Végétation dense.

« Comment peut-on passer du tumulte urbain à ça en dix minutes ? »

La République dominicaine commence à casser toutes mes cases mentales.

Bayahibe et Saona : choisir l’immersion

Nous partons ensuite vers Bayahibe en guagua (bus local).

« Franchement ? J’étais prête à vivre un trajet folklorique. Finalement, on regarde un film confortablement installés. »

À l’île de Saona, nous avons fait un choix : dormir sur place, directement dans le village de pêcheurs de Mano Juan. Et on a fait aucune excursion mais tout à pied ou à vélo !

Attention, l’offre hôtelière est inexistante et l’expérience n’était pas la plus confortable honnêtement.

On a fait tout pleins de rencontres proches de l’unique colmado de l’île. Évidemment.

On a aussi découvert une petite association locale engagée dans la protection des tortues marines.

« À ce moment-là, j’ai compris que Saona n’était pas qu’une plage parfaite. C’était une communauté. »

Néanmoins, ce qui nous a frappé sont ces plages de rêves ! On le savait mais ce sable blanc et cette eau transparente et très peu de vague.. un paradis !

Oui, nous y avons également mangé notre meilleure langouste.

Las Terrenas : l’étape écotouristique que je voulais absolument découvrir

Si Saint-Domingue représente le cœur culturel du pays, Las Terrenas incarnait pour moi une autre facette essentielle : son visage nature et écotouristique.

Je voulais comprendre cette région dont on me parlait souvent comme d’un équilibre entre mer, jungle et initiatives locales.

Dès l’arrivée, l’ambiance change.

Air marin. Rythme plus lent. Une forte présence française, certes (terrains de pétanque, accents familiers) mais aussi une vraie mixité culturelle.

Je me déplace en moto-concho. Je découvre le quotidien, les réalités locales et les plages sauvages sans constructions !

Oui, il y a eu deux coupures de courant pendant mon séjour.

Mais loin d’être un frein, cela m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement du pays. D’en accepter le rythme. D’en voir l’authenticité.

Je découvre aussi 3 plages en excursion absolument magnifiques : Playa Rincón, Playa Madama et Playa Frontón

Le trajet vers Playa Frontón est sacrément mouvementé.

« À un moment, je me suis demandé si le bateau n’allait pas me faire regretter ma décision. »

Et puis on entre dans la crique.

Une eau turquoise presque irréelle. Une falaise impressionnante. Une petite paillote où l’on boit une noix de coco fraîche.

Playa Frontón restera mon coup de cœur absolu du voyage.

Mais ce que j’ai surtout aimé à Las Terrenas, c’est la diversité des rencontres : des Dominicains passionnés de danse, des expatriés engagés dans des projets locaux et une rencontre avec un cordonnier réparant des chaussures et vendant également des téléphones portables à côté. Un multi-métier bien plus courant que chez nous.

Construisons votre voyage sur mesure en
République Dominicaine

On y va, on va s’installer en République Dominicaine !

On me demande souvent : « C’était quand, le moment précis ? »

Il n’y en a pas un. C’est une accumulation.

Les dominos.
Les cénotes.
La langouste partagée.
Les coupures de courant.
Les discussions sur l’histoire.

Et cette phrase qui revient :

« Cette destination est trop résumée. Elle mérite d’être racontée autrement. »

Conclusion

En quinze jours, je n’ai pas seulement découvert un pays. J’ai rencontré une culture. Une énergie. Une profondeur. Et j’ai compris que je voulais m’installer ici, à Saint-Domingue, pour raconter cette République dominicaine-là. Terra Dominicana n’est pas née d’une étude de marché. Elle est née d’un voyage. Celui-ci.

À propos de l’auteure

Laura Grenouillet est la fondatrice de Terra Dominicana. Ce récit est celui de son premier voyage en République Dominicaine, en avril 2025, le voyage qui a tout déclenché.